N° 1 - février 2026

IRM et lésions démyélinisantes
Par M. Guillaume CRITON () et le Pr François Cotton (LYON)
1 mars 2026
Inhibiteurs de Janus-kinases (JAKi) dans les maladies inflammatoires à médiation immunitaire (IMID)
Par le Pr Nicolas Mathieu (ECHIROLLES) et le Pr Jérôme Avouac (HÔPITAL COCHIN - PARIS)
1 mars 2026
Les inhibiteurs de Janus-kinases (JAKi) sont une nouvelle classe thérapeutique dans les maladies inflammatoires chroniques de l’intestin (MICI). Elles offrent une option prometteuse pour les patients non répondeurs aux biothérapies classiques. Leur principal avantage réside dans une action rapide, permettant une amélioration clinique dès les premières semaines de traitement, notamment sur les symptômes.

Administrés par voie orale, les JAKi se distinguent par leur facilité d’utilisation, une demi-vie courte et l’absence d’immunogénicité. Cela facilite la gestion des effets secondaires ou d’une éventuelle chirurgie. Les molécules actuellement disponibles sont le tofacitinib, le filgotinib et l’upadacitinib (AMM uniquement pour la maladie de Crohn). Chacune a une sélectivité variable pour les différentes isoformes de JAK, ce qui impacte leur profil de tolérance.

Les études cliniques ont démontré une efficacité même chez les patients en échec de traitements avancés antérieurs, et une résolution des manifestations extra-intestinales comme les arthropathies. Cependant, l’utilisation des JAKi nécessite une surveillance attentive, notamment pour les risques d’infections (zona), d’anomalies (rares) de l’hémogramme, d’événements cardiovasculaires ou thrombo-emboliques et de cancers.

Un bilan préthérapeutique exhaustif et un suivi régulier et rigoureux sont recommandés. Enfin, l’expérience acquise dans les MICI positionne les JAKi comme un modèle de médecine translationnelle, utile pour d’autres spécialités comme la rhumatologie et la dermatologie.

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