Résumé :
La pollution atmosphérique représente un enjeu majeur de santé publique. Selon l'OMS, 99 % de la population mondiale est exposée à un air dont les niveaux de polluants dépassent les recommandations, entraînant près de 7 millions de décès prématurés chaque année. Les polluants les plus préoccupants sont les particules fines (PM 2,5), le dioxyde d'azote, l'ozone, le dioxyde de soufre et le monoxyde de carbone. Les PM2,5 pénètrent profondément dans les poumons et peuvent atteindre la circulation sanguine. Leur présence dans divers organes a été démontrée expérimentalement [1].
De nombreuses études épidémiologiques confirment que la pollution augmente la mortalité toutes causes confondues ainsi que le risque de pathologies cardiovasculaires et respiratoires chroniques [2]. Au-delà de ses effets cardiovasculaires et respiratoires, la pollution perturbe profondément le système immunitaire, notamment la réponse antivirale et l’équilibre entre tolérance immunitaire et réponse pro-inflammatoire. L’exposition aux polluants atmosphériques altère la production d’interféron γ (IFNγ), marqueur clé de la réponse immunitaire cellulaire antivirale de type Th1 [3, 4]. Ainsi, plusieurs études ont établi un lien entre les niveaux de pollution et le nombre de cas ou de décès liés à la COVID-19 [5].
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